Histoire et patrimoine
 

Les débuts du régime municipal

<img alt="" src="/histoire-et-patrimoine/PublishingImages/cap-st-martin_959x334.jpg" style="BORDER: 0px solid; ">

​​À la suite de la tombée du système seigneurial hérité de la période coloniale française, le territoire de l'île Jésus, à l'instar du reste du Québec, sera géré selon le système municipal. ​

Création du régime municipal

​En 1854, l’« Acte pour l’abolition des droits et devoirs féodaux dans le Bas-Canada » est proclamé, mettant ainsi définitivement fin au régime seigneurial, hérité de la période coloniale française et maintenu par les Britanniques après la conquête de 1763. 

En 1845, on tente une première fois d’instaurer un système municipal. Devant l’échec, soit 2 ans plus tard, on proclame l'« Acte pour faire de meilleures dispositions pour l'établissement d'autorités municipales dans le Bas-Canada ». 

Le régime municipal est alors établi de façon permanente, en 1855, avec l’« Acte des municipalités et des chemins du Bas-Canada ».

Les premières municipalités de l’île Jésus

​Avec l’entrée en vigueur de ce nouveau mode de gestion du territoire, toutes les agglomérations d’une population d’au moins 300 habitants deviennent des municipalités. Ainsi, sur l’île Jésus, les municipalités des paroisses de Saint-François de Sales, de Saint-Martin, de Sainte-Rose de Lima et de Saint-Vincent de Paul apparaissent en 1855. 

L’« Acte des municipalités et des chemins du Bas-Canada » prévoit également la création de corporations municipales de comté, où siègent les maires de municipalités avoisinantes afin de délibérer sur des sujets d’intérêt commun. Ainsi, la Corporation du comté de Laval est également constituée, un nom qui inspirera celui de la Ville de Laval, créée 110 ans plus tard. 

Développement et multiplication des municipalités

À partir de l’implantation de ce régime, le nombre de municipalités existant simultanément sur le territoire de l’île Jésus se multiplie au fil des ans, pour finalement attendre le nombre de 17, en 1953. 

Au moment de la création de la Ville de Laval, en 1965, c’est 14 municipalités que l’on fusionne, soit : 

la ville d’Auteuil
la cité de Chomedey
la cité de Duvernay
la ville de Fabreville
la Ville-des-Îles-Laval
la cité de Laval-des-Rapides
la cité de Laval-Ouest
la ville de Laval sur le Lac
la cité de Pont-Viau
la ville de Sainte-Dorothée
la ville de Saint-François
la cité de Sainte-Rose
la ville de Saint-Vincent-de-Paul 
la ville de Vimont​

Document d'archives intégral

Première assemblée du comté de Laval​​, 32 Mo

Procès-verbaux de la première séance de la Corporation du comté de Laval en 1855. 

Source : Fonds de la Corporation interurbaine de l’île Jésus (M19)​